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La légende
: «Les capitouls fuyant la terrible peste de 1167 s’y réfugient. La localité portera par la suite le nom de La Salvetat Saint Gilles». On sait à présent qu' en 1159, la Salvetat St Gilles existait déjà sous cette dénomination.
Au cours de l'antiquité romaine, la grande majorité de la Gascogne était vide de construction et de cultures. Des villages épars s'y étaient formés. Les Romains n'avaient guère colonisé que les rives de la Garonne, ailleurs ils avaient été arrêtés par la forêt. (cf/P. Ourliac). Jusque vers le Xe siècle,
l’Église évangélise les campagnes, créant des lieux de culte. Des paroisses
commencent à naître. De nombreuses villes et villages se forment. La construction du château de
la Salvetat saint Gilles eut lieu entre 1088 et 1096, c’est-à-dire depuis
l’avènement de Raymond IV (premier comte de Saint Gilles) jusqu’à son
départ pour la première croisade. Cf/ l'historique du Château de la Salvetat
St Gilles par Guy Peyro : http://www.lasalvetatautrefois.fr/presentation/origines+chateau.html Le mouvement de fondation des sauvetés commence véritablement au milieu du XIe siècle. Il est à mettre en relation avec une phase de paroxysme des violences nobiliaires dans cette région, avec l’arrivée à maturité du mouvement de la Paix de Dieu, enfin avec l’affirmation du mouvement de croissance démographique et le besoin de terres nouvelles. Les fondateurs les plus actifs ont été les ordres religieux militaires, les Hospitaliers surtout, qui créent notamment, entre 1100 et 1120, une quarantaine de sauvetés dans la forêt de Bouconne, sur un territoire de 40 km de long et 20 km de large (et d'autres sauvetés importantes comme Fronton).
"Les Hospitaliers ayant
reçu, vraisemblablement en
donation, au XIIe siècle, l'Église, le Château et ses terres, une
sauveté s'établit au bas du château . Dénommée «Salvetat Saint-Gilles» son nom
apparaît officiellement pour la première fois dans les chartes de l'Abbaye
cistercienne de Bonnefont en Comminges en l'année 1159. L'on peut donc
penser qu'il s'agit d'une sauveté castrale. Dans un texte du cartulaire
de Saint-Clar -plus ancien- les lieux avait le nom de Saint-Jean du Castellar. Cf. "Études sur les sauvetés castrales" par Gérard Pradalié. 1990. http://www.bastides.org/nouvelle_approche.htm L'on ne peut, faute de document, connaître de date précise -avant 1159- où se substitua le nom de la Salvetat Saint-Gilles à celui de Saint-Jean du Castellar .
25 août 1551 - Testament de
Jacquette de Voisins, veuve de noble Arnaud Rigaud, seigneur de La
Salvetat-Saint-Gilles, inhumée à l'
Église Saint-Gilles de La Salvetat, aux côtés de son époux. Son héritier
est Jean Rigaud, son fils. [Archives départementales de la Haute-Garonne, 3E 11868, n°13207, cité par André Navelle, 1995, t. IX p. 79- 81" p 15 .
"Premièrement, je veux
être enterré dans l'église paroissiale de La Salvetat-Saint-Gilles. J'institue mon héritière
universelle et générale Dame Gabrielle de Niepce, ma très chère et bien aimée
épouse". [Archives départementales de la Haute-Garonne, 3E 11846, n°5419-2]" p 16 . |